les lundis de l'erg
Tara Parsa & Meryll Hardt

projection & discussion lundi 4.6.2012 à 18h30

Tara Parsa (1984, vit à Genève), a étudié à la HEAD Genève et reçu le Prix de postproduction – C-Side pour le meilleur film suisse de la section Premiers Pas au Festival Visions du Réel.

Man Hastam (j'existe) de Tara Parsa
vidéo essai, 23 min. (2012)

Tourné à l'Université d'Art de Téhéran, Man Hastam (j'existe) (2012, 23 min) rend compte de discussions sur l'identité, sur la liberté d'expression et sur le rôle de l'art dans une société iranienne où tout est contrôlé. Comment chacun porte-t-il en lui les contraintes et les censures? Ose-t-on parler du fait qu'on n'ose pas parler ? Quelle part de nous cache-t-on sous la pression sociale, qu'elle soit consciente ou non ? Les propos enregistrés des personnes rencontrées, dont on découvre parfois l'image, servent de fil conducteur à ce document où il est souvent question de dissimulation, de conditionnement, de tabou et d'autocensure.

Man Hastam (j'existe) a été produit par Cinéma du réel Département de la Haute Ecole d’Art et du Design.

Minutes de résistance de Tara Parsa
vidéo essai, 14 min. (2011)

"Il s’agit de différentes petites formes de résistance réalisées au quotidien par mon entourage à Téhéran."

Ce film montre bien la manière dont en Iran l’espace privé devient presque inéluctablement un espace public, comment la politique pénètre l’espace domestique : la maison comme lieu, le dernier lieu peut-être, de la résistance ou le geste intime (faire un puzzle, marcher sur un tapis roulant, chercher une station sur une radio) comme geste politique. La claustrophobie de ceux dont la vie semble dépendre d’un écran dont la connexion au monde est de plus en plus laborieuse est rendue avec une grande force, notamment grâce à un montage précis et exigeant. Les questions que vous abordez débordent néanmoins largement le contexte iranien.

Meryll Hardt (1984, vit à Bruxelles) a étudié à l'erg. Le travail de Meryll Hardt, artiste pluridisciplinaire, part d'un désir de créer du lien. Elle agit bien souvent en terme d'économie, redécouvrant ce qui a résisté, ce qui s'est transformé, en quête de résonance et de continuité.

Yeah I'm still searchin' de Meryll Hardt en présence de l'auteur
vidéo, 40 min (2011)

Meryll Hardt présentera son essai documentaire, Yeah I'm still searchin'.

Prenant pour point de départ In search of the miraculous, dernier travail avorté de Bas Jan Ader, l'auteur écrit: "Pour mes recherches, je me suis interrogée sur la question de la continuité et la validité d'une continuité, tout en considérant le fait que l'unique documentaire existant à ce jour sur Bas Jan Ader a été réalisé à l'initiative de Mary Sue Ader, veuve et ancienne collaboratrice de celui-ci. La première partie de In search of the miraculous comprenait deux séries de tirages photographiques. Des tirages tagués par l'artiste avec les paroles d'une chanson populaire, Searchin' de The Coasters. Sur l'une de ces photos était écrit : Yeah I've been searchin'. L'occasion pour moi de rencontrer son travail de manière positive donnant pour titre à mon travail, Yeah I'm still searchin' ".

Tara Parsa & Meryll Hardt

Screening & discussion on Monday 4th June 2012 at 6.30 pm

Tara Parsa (1984, lives in Geneva) studied at HEAD, Geneva, and received the Price of postproduction – C-Side for best Swiss film at the Visions du Réel Festival, section Premiers Pas.

Man Hastam (I am) de Tara Parsa
vidéo, 23 min. (2012)

Shot at the Teheran Art University, Man Hastam (I am) (2012, 23 min) gives accounts of discussions on identity, freedom of expression and the role of art in an Iranian society in which everything is controlled. To what extent do individuals carry the restraints and censorship within? Does one dare to speak about the fact that there are certain things about which one doesn’t dare to speak? What part of ourselves do we conceal, consciously or unconsciously, due to social pressure? The statements by the people interviewed, at times accompanied by their images, form the common thread of this documentary film in which concealment, conditioning, taboo and self-censorship are frequently mentioned.

Man Hastam (I am) was produce by Cinéma du réel, Département de la Haute Ecole d’Art et du Design.

Minutes de résistance by Tara Parsa
video, 14 min, 2011

“The film is about different small forms of resistance in the everyday life of my family and friends in Tehran.”

The film shows how in Iran the private space becomes inevitably a public space, how politics enters the domestic space: the house as a place of resistance, maybe the last one, where an intimate gesture resists before becoming political (making a puzzle, walking on the treadmill, looking for a radio station). The claustrophobia of those whose life seems to depend on a screen with more and more tedious connection to the world is represented with great force, thanks to a precise and demanding editing. The issues addressed go well beyond the Iranian context.

Meryll Hardt (1984, lives in Bruxelles) studied at erg. The work of Meryll Hardt, multidisciplinary artist, stems from her need to create connections and continuity.

Yeah I'm still searchin'by Merryll Hardt
video, 40 min, 2011

Meryll Hardt will be presenting her documentary essay, Yeah I'm still searchin’.

Taking as starting point In Search of the Miraculous, Bas Jan Ader’s last work, the artist writes:
“For my researches, I questioned the issue of continuity and of the validity of a continuity, considering that the only existing documentary film about Bas Jan Ader had been directed by Mary Sue Ader, his widow and collaborator.”
The first part of In Search of the Miraculous includes two series of photographs showing the streets of Los Angeles and the artist walking towards the beach at sunset.
Bas Jan Ader inscribed the lyrics of the popular song Searchin' by The Coasters on these photographs.
On one of them it is written: ‘Yeah I've been searchin'... an opportunity for me to approach his work in a positive way, saying: “Yeah I'm still searchin'.”

50°49'19.50''N 4°21'25.53''E

Adresse: rue du Page 87, 1050 Brussels
Contact: Francesca Chiacchio