Invitation: 10 décembre 2012, 17h30

Splatter Table, 1992

&

After Howl ! Ouverture du studio sculpture


Richard Artschwager, Splatter Table, 1992
Photo: Dirk Pauwels

Splatter Table, 1992

Éléphant dans la chambre #3

50°49’19.50"N 4°21’25.53"E galerie de l’erg

vernissage : 10 décembre 2012, 17h30

exposition du 12 au 20 décembre 2012

du mercredi au vendredi, de 12h00 à 18h00

Comme l’écrit lui-même Richard Artschwager (né à Washington D.C., 1923), son travail propose une sculpture qui peut être conçue comme un "espace ressenti". Utilisant des matériaux préfabriqués tels que le formica, les stratifiés mélaminés, le celotex, (optant parfois pour des bizarreries comme du crin de cheval caoutchouté), il crée des sculptures géométriques frappantes qui très souvent s’apparentent à la forme de meubles. L’artiste représente l’espace et les objets du quotidien en mélangeant la perception bi- et tridimensionnelle pour surprendre le spectateur. Ses sculptures viennent dans notre espace, nous amenant à découvrir que la planéité a une certaine densité.

Issue d’une série initiée dans les années 90, Splatter Table est suspendue dans un espace interstitiel de la galerie (le coin), plutôt que présentée de manière plus attendue sur le mur ou le plancher. De part cette position, l’œuvre souligne subtilement son statut multiple, tout autant meuble, que sculpture et image. En rendant l’espace palpable, l’artiste propose aux spectateurs une nouvelle conscience de l’espace qui les entoure.

Le Whitney Museum for American Art à New York, qui a déjà dédié à Artschwager une exposition sur l’ensemble de sa carrière en 1988, accueille actuellement et ce jusqu’en février 2013 une grande rétrospective de son œuvre.

Richard Artschwager Splatter Table, 1992 Peinture acrylique sur formica et bois, aluminium. 243x76/ 243x100cm (hauteur en fonction de la hauteur de la chambre) Collection SMAK, Gent

Éléphant dans la chambre est un jeu sur la traduction de l’expression idiomatique anglaise désignant quelque chose qui est ignoré au sein d’une situation donnée ; littéralement elle donne l’idée de quelque chose de plus gros que l’espace qui l’entoure, ainsi impossible à ne pas prendre en compte. La galerie accueille pendant les mois de novembre et de décembre 2012 une série de trois Éléphants : une œuvre d’art historique à la fois, chacune visible pour deux semaines seulement. Ces présences solitaires proposent aux visiteurs et tout particulièrement aux étudiants qui peuvent fréquenter la galerie quotidiennement, de faire l’expérience de ladite oeuvre et de ses spécificités, de l’étudier et d’instaurer un dialogue avec leur pratique artistique.

En parallèle, la Palestre de Présentation est à la disposition des étudiants, qui peuvent temporairement montrer leurs propositions artistiques, les tester dans un espace concret d’exposition. Des artistes et commissaires invités sont appelés à discuter les stratégies de monstration développées dans le cadre de la palestre.

Éléphant dans la chambre est un programme d’exposition organisé par Eva Fabbris, curatrice en résidence à l’erg.

After Howl ! Ouverture du studio sculpture

10 décembre 2012, 17h30

Dany Borges, Arthur Calloud, Chloé Démétriadès, Alicia Eyongo, Jérôme Gerard, Sébastien Herickx, Guillaume Lambot, Miguel Mesado, Louise Mestrallet, Carine Munoz, Sophie Pahud, Marie Sardin, Rémy Tith

L’atelier précaire des Masters Sculpture de l’erg s’est réalisé comme un véritable projet sur base du poème "howl" d’Allen Ginsberg, retravaillé dans une lecture extensive. Les étudiants ont été amené a travailler a une œuvre collaborative, l’espace lui même, sa forme, son mobilier, son décor, comme un espace de travail, de recherche, de vie et d’expositions.

Dans l’héritage des artistes "d’espaces" comme Allen Ruppersberg, qui avait ouvert un hôtel et un restaurant ou Gordon Matta Clarck, qui avait également ouvert un restaurant ou Claes Oldenburg qui avait ouvert un "shop" ou plus proche de nous Tobias Rehberger, Jorge Pardo, Andrea Zittel ou la librairie de Thomas Hirshschorn, etc... Les étudiants ont pu mener un projet "pratique" et expérimental qui entretient un rapport étroit avec les notions d’ "exposition comme forme" et "d’espace théorique".

Extrait : "Le futur c’était les favellas, les cabanes sous les ponts d’autoroute. Le futur c’est un tas de business perchés, épiques de poètes qui traînent dans un monde de playmobil. C’est ça, c’est maintenant. La précarité est à son paroxysme, les mecs qui traînent en Porsche sont une insulte. Maintenant on construit des cabanes avec un plaisir consommé de fantasmes, d’étrangetés, de mondanités secrètes, de société à faire. Plutôt qu’un Less is More faussement libéral et très protestant, un Too Much is Not Enough servira de bannière. Et le Bling Bling extatique ne se consommera plus dans l’or et la sape mais dans une dilution abstraite de chaque instants." C’est à la suite que nous avons entamé la construction de l’espace.

La première présentation portera le titre de l’atelier After Howl. A la fois exposition et source d’expérimentation, ce projet trouvera une issue à court terme dans la documentation que nous travaillerons autour et à moyen terme dans les formes mouvantes que l’espace prendra. Espace bricolé, sculpture en soi, espace mental, After Howl se déterminera sur les deux ans à venir comme source pour l’ensemble des étudiants. Expérience qui pourra être reportée ou déclinée dans d’autres espaces les mois qui viennent.