still from : Peter Friedl, Tiger oder Löwe, 2000
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Peter Friedl

Tiger oder Löwe, The Children, Bilbao Song

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Vernissage : 18 mars 2013 à 19h00

exposition du 19 au 23 mars 2013

ouvert de 12h00 à 18h00

les 22 et 23 mars, ouvert de 10h00 à 18h00

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La galerie de l’erg est heureuse de vous convier au vernissage de sa prochaine exposition “Peter Friedl :Tiger oder Löwe, The Children, Bilbao Song” ; trois oeuvres qui explorent la relation du « tableau vivant » avec l’histoire de l’art, l’événement historique et les politiques de représentation.

Dans Tiger oder Löwe, 2000, un tigre vivant se bat avec un serpent en peluche. Cette scène s’inspire d’une œuvre tardive d’Eugène Delacroix : Tigre et Serpent (c.1858) et fut filmée à la Kunsthalle de Hambourg où est accroché le tableau. Dans la peinture, le tigre est représenté menaçant le serpent dans un environnement sauvage. L’hommage de Friedl au tableau de Delacroix est une observation du pathos présent dans l’œuvre du peintre, ou, comme il le dit lui-même, « cela contribue à porter les attentes des institutions à un autre niveau ».

Montré d’abord dans le cadre de Tirana International Contemporary Art Biennal, The Children, 2009, se réfère au tableau Fëmijët (1966) du peintre socialiste albanais Spiro Kristo. Dans la vidéo de Friedl, la scène d’un groupe d’enfants jouant dans la rue est mise en scène à Tirana dans l’Hôtel Dajti construit par les italiens durant l’occupation fasciste en Albanie. Le silence improbable de l’action est interrompu par une voix récitant - en albanais - le conseil que Francisco Pacheco, auteur de l’Arte de la pintura, prodigue à son disciple Diego Velazquez et que Michel Foucault cite dans son célèbre essai sur Las Meninas : « L'image doit sortir du cadre ».

Bilbao Song, 2010, a été filmé au Théâtre Serantes à Santurtzi pour l’exposition solo de l’artiste qui se déroula à la Sala Rekalde de Bilbao au printemps 2010. La vidéo - dont les protagonistes incluent des personnalités comme Julen Madariaga (avocate, politicienne, historienne et co-fondatrice de l’ETA) et le fameux duo de clown Pirritx et Porrotx - évoque le tableau de Jean-Auguste-Dominique Ingres, Henry IV recevant l’Ambassadeur d’Espagne (1871) et divers tableaux basques. L’immobilité du tableau vivant est accompagnée par une performance live de Bilbao Song, une pièce musicale tirée de Happy End de Kurt Weill, Elisabeth Hauptmann et Bertolt Brecht et jouée à l’arrière de la scène par un pianiste et un accordéoniste.

Le travail de Friedl reflète la façon dont les images sont produites et questionne leur capacité à représenter un événement historique, politique et culturel. Dans ses procédures artistiques, exécutées à l’aide d’une grande variété de médias, l'artiste a introduit l’utilisation du tableau vivant, comme dans The Children et Bilbao Song, en relation à une histoire politique complexe emblématisée dans une mise en scène basée sur des modèles picturaux. La beauté persuasive de ces images, composées dans le cadre de traditions plombées par des questions politiques et historiques (réalisme socialiste d’une part, peinture historique d’autre part), a une fonction allégorique.
Friedl crée des images qui se réfèrent, qui réagissent et qui renvoient à l’histoire de la représentation picturale. Il rend explicite son intérêt pour des évènements qui se trouvent « derrière » l’imagerie figée d’une représentation traditionnelle donnée.

Peter Friedl a participé entre autres à Documenta X et XII, Kassel (1997 and 2007) ; la 48ème Biennale de Venise (1999) ; la 3ème Biennale de Berlin (2004), la 2ème Biennale de Seville (2006), la 7ème Biennale de Gwangju (2008), la 28ème Biennale de São Paulo (2008) et Manifesta 7, Trentino-Alto Adige (2008). De nombreuses expositions personnelles lui ont été dédiées par des musées : le Neuer Berliner Kunstverein, Berlin (1999) ; le Casino Luxembourg, Luxemburg (2001) ; la Chisenhale Gallery, London (2001) ; the Institute of Contemporary Art of Cape Town (2002) ; le Frankfurter Kunstverein, Frankfurt (2004) ; Witte de With Center for Contemporary Art, Rotterdam (2004) ; la Kunsthalle Basel (2008) ; Extra City Kunsthal, Antwerp (2008) et la Sala Rekalde, Bilbao (2010). En 2006, le musée d'art contemporain de Barcelone - MACBA - lui a consacré une rétrospective qui a voyagé au Miami Art Central/Miami Art Museum et au Musée d’Art Contemporain de Marseille.

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Peter Friedl

Tiger oder Löwe, The Children, Bilbao Song

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Opening : March, 18th, 2013 - 6pm

exhibition from March, 19th to 23th, 2013

open from 12 to 6 pm

On March, 22th & 23th, open from 10 to 6 pm

erg’s gallery is pleased to invite you at the opening of the exhibition “Peter Friedl : Tiger oder Löwe, The Children, Bilbao Song”, three works that explore the “tableau vivant” in relation to art history, historic events and politics of representation.

In Tiger oder Löwe, 2000, a living tiger fights with a toy snake. This scene is based on Tiger and Snake (c. 1858), a late work of Eugène Delacroix, and was filmed at the Hamburger Kunsthalle, where the picture hangs. In the painting, the tiger threatens the snake in the wilderness. Friedl’s homage is an ironic comment on the pathos in Delacroix’s painting or, as he says himseld, it serves to put “the institutional expectations on another level.”

Shown first in the frame of Tirana International Contemporary Art Biannual, The Children, 2009, refers to the painting Fëmijët (1966) by the Albanian socialist painter Spiro Kristo. The scene of a group of children playing in the street is shown again here set inside Hotel Dajti in Tirana, built by the Italians during the Fascist occupation of Albania. The improbable silence of the action is interrupted by a voice reciting - in Albanian - the advice that Francisco Pacheco, author of Arte de la pintura, gave to his disciple Diego Velázquez and that Michel Foucault cited in his well-known essay on Las Meninas : “The image should emerge from its frame”.

Bilbao Song, 2010, was filmed in the Teatro Serantes in Santurtzi, for the artist’s solo exhibition held at the Sala Rekalde in Bilbao in Spring 2010. The video - whose protagonists include guests such as Julen Madariaga (advocate, politician, historian and co-founder of the ETA) and the popular clown duo Pirritx and Porrotx - evokes the painting by Jean-Auguste-Dominique Ingres, Henry IV Receiving the Ambassador of Spain (1817) and various Basque paintings. The immobility of the "tableau vivant" is accompanied by a live performance of Bilbao Song, a piece of music from Happy End by Kurt Weill, Elisabeth Hauptmann and Bertolt Brecht, played at the back of the stage set by a pianist and accordionist.

Friedl’s work reflects how images are produced and questions their ability to represent an historic, political and cultural event. In his artistic procedures, carried out using a wide variety of media, Friedl introduced the use of the "tableau vivant", as in The Children, and Bilbao Song, in relation to complex political history emblematized in staging based on painterly models. The persuasive beauty of these images, composed within traditions weighed down by historical-political issues (socialist realism in one case ; historic painting in the other), has an allegorical function.
Friedl, creating images that refer, react and turn around the history of pictorial representation, makes explicit his interest in the events that lie “behind” the imagery frozen in a given representational tradition.

Peter Friedl participated among others in Documenta X and XII, Kassel (1997 and 2007) ; the 48th Venice Biennale (1999) ; the 3rd Berlin Biennale (2004), the 2nd Seville Biennale (2006), the 7th Gwangju Biennale (2008), the 28th Bienal de São Paulo (2008) and Manifesta 7, Trentino-Alto Adige (2008). Solo shows have been dedicated to him by many museums, including the Neuer Berliner Kunstverein, Berlin (1999) ; the Casino Luxembourg, Luxemburg (2001) ; Chisenhale Gallery, London (2001) ; the Institute of Contemporary Art of Cape Town (2002) ; the Frankfurter Kunstverein, Frankfurt (2004) ; Witte de With Center for Contemporary Art, Rotterdam (2004) ; the Kunsthalle Basel (2008) ; Extra City Kunsthal, Antwerp (2008) and the Sala Rekalde, Bilbao (2010). In 2006 the Museum of Contemporary Art Barcelona – MACBA dedicated a retrospective to the artist that was then hosted by the Miami Art Central/Miami Art Museum and the Musée d’Art Contemporain in Marseille.